This Tinque Tanque* aims at helping saving the world by promoting a totalitarist approach of the Stancountries development. Ce Tinque Tanque* a pour but de sauver le monde. Il revendique une approche totalitariste mais reflechie et protecto-subventionniste du developpement des pauvristans. Este Tinque Tanque* pretende sencillamente salvar el mundo. Revendica un planteamiento totalitarista de los stan-paises.
* un Tinque Tanque es una jodidísima expresión americana que se refiere a un esfuerzo particularmente violento de reflexión en común para intentar salvar el mundo. Sencillamente.

Sunday, March 18, 2007

Des p’tits trous, des p’tits trous … mais en ligne


Avant tout, la bonne nouvelle : j’ai retrouvé le frère de Mobutu (preuve à l’appui) !! Mais venons en au vif du sujet.

Dans « développement », il y a ment. Il est temps d’oser dire non à la mouvance développementiste fondamentaliste et aux néo-moralisateurs qui se permettent d’aller donner des leçons au pauvristan. Des leçons à des agriculteurs qui ont effectivement des assiettes plus petites que celles de ceux des pays qui n’en sont plus au développement de l’agriculture (et dans agriculture il y a culture), ni à celui de l’industrie (là il n’y a rien, désolée, ou alors dustr mais ça ne veut rien dire), mais à celui des services (et dans services il y a vices, mais l’AGCS ce sera pour une autre fois, désolée encore), ou qui parfois même n’ont même pas d’assiettes.

Trèves de bêtises, il est temps de pousser un cri. Pour dire non. L’heure est venue de conceptualiser par une observation participative des actions quotidiennes et raisonnées, quelque soit le référentiel, de la paysannerie, qu’elle soit africaine, sud-américaine, asiatique, est-européenne (car ils ont su ne pas se développer malgré l’absence de colonisateurs et pour cela chapeau bas) ou portugaise. Par une compréhension de la bien nommée rationalité paysanne. Par une humble ouverture d’esprit qui consisterait simplement à essayer de comprendre le pourquoi d’un comment, même s’il n’y en a pas toujours.

L’utilité du développement, que le WDI se propose de promouvoir, certes c’est une grande et belle idée. Mais il va falloir se décarcasser pour mettre enfin des vrais mots sur des vraies choses, et enfin entamer vraiment la réflexion collective qui s’impose, et à laquelle tout un chacun se doit d’ajouter sa pierre à l’édifice, de mettre sa griffe, de marquer son sceau, d’y aller de son petit mot quoi. Car il n’est guère rassurant de voir que la mondialisation touche aussi la connerie, même si elle est humaine (et dans connerie il y a con, mais l’étymologie est la même alors ça ne compte pas).

Mais venons en au fait, ou aux faits à la source du non à l’absence d’introspection, de réflexion, de maïeutique, de sens commun ... Un exemple de paysannisme doctrinaire en puissance. Le fait est donc qu’il paraîtrait que certains développeurs se permettent de dire à des paysans au cours de workshop (and in workshop there is shop) que pratiquer un semis en ligne du maïs triple les rendements. Bigre. Ce qui s’est traduit par : le semis en ligne, c’est la manière « scientifique » de semer (traduction réalisée lors d’un entretien groupé avec 3 agriculteurs, d’une durée de 2 heures, non enregistré, non encore analysé). Et de rajouter : « Oui, c’est dingue, j’en crois pas mes oreilles, depuis que je sème en ligne, je ne sais plus que faire de mon maïs, j’en ai trop à revendre, j’ai besoin d’un projet de développement pour m’aider » (Athmani Rajabu, agriculteur anonyme). Pourquoi la ligne sans traction attelée ? Je pose honnêtement la question, me remuant les méninges sans trouver de réponse satisfaisante. Le débat est ouvert. Pourquoi la ligne ? Après tout, pourquoi pas le cercle ? Ou le triangle ? Le carré, le losange ? Le maïs est-il heureux en ligne ? Peut-être qu’il s’y retrouve mieux ? Du coup il se dit « tiens, je vais faire plus de grains, marre de ces connards de pouilleux attardés qui me semaient n’importe comment ». C’est la symétrie qui accroît la production ? La science ? Mais qu’est-ce que la science ? Le maïs aime-t-il les mathématiques ? Brenda dire-t-elle enfin à Dylan l’improbable vérité sur leur enfant disparu ? Peut-être aussi qu’il ne faut faire d’associations de cultures, que le maïs est raciste et rancunier, qu’avec d’autres cultures il fait la gueule, devient stressé, arrête de boire (de l’eau) en période de formation de ses épis (autrement dit, au stade critique) et produit moins ? En tout cas soutenons le combat des blonds épis de maïs qui visiblement se plaisent mieux dans l’ordre et la symétrie, bien alignés comme des petits soldats. Et d’abord si les agriculteurs savaient évaluer leurs rendements ça se saurait et ça éviterait à bien des futurs formatés de l’école néo-révolutionnaire séparatiste du développement tropical français de se morfondre dans d’improbables calculs économiques avec des résultats à 80% près.

Il y a certaines portes qu’il ne va pas falloir le ouvrir, mais enfoncer, et sans frapper. Et en tongs (même ipanema) ou pieds nus c’est pas facile. Ne regardons plus par le petit trou de la serrure. Et s’il y a des nœuds de filières, faisons en sorte de les dénouer. René Dumont disait (avec des termes plus savants mais en gros l’idée est celle-ci) qu’il ne faut prendre les noirs (ou les autres habitants des tropiques) pour des cons fainéants. Il est temps de le prendre au sérieux. Rappelons enfin, même si ça n’a rien à voir, qu’on peut être chauve et brun (Champurney, 2006), et ça laisse à réfléchir ...


Thursday, March 15, 2007

Pétitionnons


DEUP, E. (2006). Fluide Glacial, Série Or Hiver 2006.

La typologie barbelee


On pense toujours trop peu aux barbelés comme clef d'analyse des situations agraires. Pourtant, on connait bien le caractère revolutionnaire de l'adoption du fil barbelé, [plus tôt de ses ancêtres (barrière en bois, en pierres, végétales) puis plus tard de ses descendants (fils électriques)] dans les sociétés agricoles.
Le monde de l'agriculture se divise donc en trois categories.
  1. Les richistans. ou les agriculteurs ont travaillé en poly-culture poly-elevage pendant tres longtemps, ont intensifié leurs élevages de ruminants, ont realisé leur revolution fourragere, etc. Les familles sont peu nombreuses et les enfants à l'école, les vieux a l'hospice (donc pas de bergers familiaux), la circulation est dense, meme en campagne (donc pas de pature libre) Ici, on met des fils barbelés autour des animaux. Probleme. ca coute cher et c'est pas competitif dans une economie neo-liberale.
  2. Les pauvristans sovietiques. Les vaches locales produisent un 1/2 litre de lait par jour, le meilleur fourrage demeure les feuilles des arbres. Donc impossible de parquer les animaux - par contre les agriculteurs mangent beaucoup de la cereale de base et donc il faut proteger les cultures. Le probleme, c'est qu'il sont pas du pauvristan de sud donc ils n'ont pas de familles nombreuses et les enfants vont a l'ecole donc pas de bergers ou bouviers familiaux. La, on met des barbeles autour des cultures et on laisse les vaches aller ou elles veulent. Probleme. Les vaches se font buter de temps en temps par des conducteurs bourres.
  3. Les pauvristans du Sud. Le budget n'est carrement pas disponible pour investir dans du fil barbele, la productivite des prairie peut etre proche de nul, par contre on a de la main d'oeuvre familiale a mort ou on coexiste avec des riches proprietaires capitalistes qui nous emploient comme bergers (latinostans). Par la-bas, pas de barbeles. Probleme. quand les "gauchos" auront disparu ou quand le taux de natalite va baisser, on sera bien emmerdés pour garder les vaches.
  • Barbeles autour des animaux
  • Barbeles autour des cultures
  • Absence de barbele

CQFD. Si vous voyez une meilleure typologie, faites moi signe.

Le East&Cold World development Institute

Monday, March 12, 2007

Les quartiers généraux du WDI ça peut être ça


On n'est pas encore Pierre Rabhi mais on peut envisager de recupérer un desert...



Pas mal de boulot mais on aime ça! (hein qu'on aime?)


Et en vidéo pour avoir une idée du coin, ça donne ça : http://www.youtube.com/profile?user=pitlamulasse

Monday, March 5, 2007

Qu’est-ce que le WDIs ?



Rien ne sert de rester dans le mystère, mettons des concepts sur les mots ou plutôt sous les mots. Essayons ensemble d’éclaircir les concepts que nous prétendons développer. Ils sont nombreux mais ils tournent tout de même autour d’une même idée centrale : l’assiette. Mon assiette, ton assiette, celle du voisin d’à côté et celle de l’autre voisin, plus au sud et pour sûr, moins remplie (Sommet de Foix, 24 et 25 fevrier 2007).

- C’est un centre de réflexion sur l’utilité du développement, de son échelle d’action, de sa portée, de réflexion également sur le choix ou non de bénéficiaires. Pourquoi finalement le développement ne devrait pas directement profiter à tout le monde ? Ce serait presque une remise en cause du développement et des ses méthodes, enfin celles que nous connaissons. D’où un appel à des idées nouvelles, à des volontés qu’on aime qualifier d’alternatives, de durables, d’écologiques… bref, plein de termes qui sonnent bien mais qui veulent dire plus ou moins de choses. Concepts beaucoup plus detaillés dans les autres pages de ce blog d'utilité publique.

- C’est un centre qui se prétend autonome, en termes d’énergies, de consommation et qui a la volonté de se tourner vers le « local ». En ces temps de réchauffement supposé de la planète et de grandes nouvelles les plus catastrophiques les unes que les autres, pourquoi faudrait-il attendre que Mr Total fasse une usine pour que Mr Monsanto y traite ses plantes afin que Mr Norbert Dentressangle nous les apporte, en payant au final les taxes à Mr l’Etat ? Doit-on attendre ? Peut-on attendre ? Nous pensons qu’il est possible d’agir, déjà, chacun a son échelle, aussi petite soit-elle.


- C’est une machine à nouilles. Et oui, pourquoi manger du Panzani quand on peut consommer local ? en terme de consommation, une des idées est de profiter et valoriser les ressources locales. Le vent, le soleil, la biomasse, le purin d’orties (pardon ?), la bouillie bordelaise, le pain de la maison, sa vodka artisanale avec ses patates à soi… nature, bio, écolo, comme on veut, pas besoin de labels sur des idées. Faire l’isolation de sa maison avec son propre champ de chanvre, lui-même situé a cote de ladite maison, c’est un coût pour qui ? Bon, il faut avouer aussi qu’en terme de consommation on aime bien manger ce qui est bon. Et ce qui est bon, c’est ce qu’on trouve bon. Ce qu’on trouve bon, c’est ce qui sent bon, ce qui sent le terroir, l’artisanat, la plante des pieds, la cheminée mal ramonée, les bonnes blagounettes avec les zamis… Alors de la gastronomie locale d’où ? d’ici, d’ailleurs, en terme d’origines, d’idées, d’imagination, de partout où nous avons laissé traîner nos guêtres. Pourvu que ça sente les bonnes vieilles histoires…


- C’est de la permaculture car nous voulons perpétuer notre culture. En quelque sorte, c’est un centre de recyclage car un seul un creuset, une marmite commune, permet de concentrer, partager, faire partager et finalement recycler ses idées, donner du grain à moudre a nos petites cafetières. Mais aussi de la culture permanente dans le sens plus strict de permaculture. Essayer de penser des systèmes végétaux regénérables perpétuellement. Au niveau agronomique, c’est l’occasion de mettre en action et à l’épreuve les notions d’intensif, d’extensif, de pacage, de maraichage, de compost, de plantes rares, de biodiversité et de bons plantages. Tout ça pour quoi ? Bin si ça peut aider à interesser pour savoir de quoi on parle, c’est déjà beaucoup…


- C’est un centre d’études. Pour s’étudier soi-même, pour étudier l’autre, pour étudier de façon permanente. Pour faire pousser librement des idées et les faire profiter également hors des frontières de nos cerveaux et hors du WDIs. Une idée forte est tout de même de pouvoir faire profiter au plus grand nombre du minimum d’expérience que nous possédons, de la partager et d’apprendre. Pour faire avancer tout le monde finalement… Pour en faire profiter les pays-stans surtout et tout pays est un peu stan, dans le fond j’ai envie de dire.

- C’est une base de vie. Une source, un plein, une adresse mobile mais fixe, celle qu’on a dans son portefeuille et qui veut dire j’ai mon pied à terre quelque part. Même si je viens d’ailleurs, je suis libre de choisir où je veux poser mes fesses. En fonction de la direction du vent, de la température, des moustiques ou de la voisine d’en face… chacun est libre. Le tout est de trouver une base. Psychologique. Une base c’est surtout l’endroit où on revient. On la cherche encore...



J’espère avoir éclairci un chouïa le grand mystère du WDIs et j’invite aux réactions. Toute apport même le plus débridé est le bienvenu.

Friday, March 2, 2007

Le WDI, des théories, mais aussi et surtout des actions concrètes de soutien aux paysans du monde: Soutien aux viticulteurs français, un cas d’école




Les difficultés rencontrées par les viticulteurs français ne sont pas passées inaperçues et n’ont pas laissé indifférents les sympathisants du jeune, dynamique et motivé World Development Institutes, sensibilisés depuis longtemps non seulement à la solidarité internationale, mais aussi à des actions de solidarité de proximité.

Face à la mondialisation du commerce, à la globalisation, et au déferlement de vins étrangers aux process de production et de transformation pas comme chez nous, les sympathisants du WDI s’engagent au travers d’actions quotidiennes à soutenir les vins français. Car il devient de plus en plus impératif de se positionner en tant que consomm-acteurs.

Ces actions se traduisent par une promotion orale de ces vins à travers le monde (dans divers pay-stans, mais pas uniquement), car ce sont les meilleurs, mais aussi par une réelle implication physique se traduisant par la consommation régulière de ces vins. Cette action n’est pas seulement ponctuelle, elle se perpétue dans la durée, traduisant un réel engagement solidaire.

La « consommation solidaire » ne se porte pas spécialement sur les grands crus (qu’il « faut micro-oxygéner »), ces vins trouvant des marchés de niches, mais plus particulièrement sur les « petits vins », même ne disposant pas d’Appellations d’Origine Contrôlée. Sur les petits vins disposant d’AOC aussi d’ailleurs (on peut citer l’exemple du Minervois), bien que ce signe distinctif de qualité ne traduise pas toujours une qualité gustative particulière (mais après quelques verres de soutien, on ne regarde plus à la qualité et on pense à s’engager plus avant).

Le sauvetage du monde peut prendre diverses formes. Pour le sauvetage des viticulteurs français, les sympathisants du WDI ont choisi : les viticulteurs pourront compter sur eux sans restriction aucune, et leur soutien n’est pas des moindres.

Une sympathisante du WDI.

Thursday, March 1, 2007

Au WDI on aime les portes





Et surtout les portes fermées comme ça on peut les ouvrir.