This Tinque Tanque* aims at helping saving the world by promoting a totalitarist approach of the Stancountries development. Ce Tinque Tanque* a pour but de sauver le monde. Il revendique une approche totalitariste mais reflechie et protecto-subventionniste du developpement des pauvristans. Este Tinque Tanque* pretende sencillamente salvar el mundo. Revendica un planteamiento totalitarista de los stan-paises.
* un Tinque Tanque es una jodidísima expresión americana que se refiere a un esfuerzo particularmente violento de reflexión en común para intentar salvar el mundo. Sencillamente.

Wednesday, December 5, 2007

Sunday, December 2, 2007

Tuesday, November 27, 2007

4P - Douze Connexion



CLIP OFFICIEL 4P : L'aveyron 2
envoyé par le4P

Un bon clip d'une bonne initiative musicale aveyronnaise...

Saturday, November 3, 2007

La liberté


Peut-on obliger les gens à marcher sur les mains? Peut-on leur interdire de se teinter les cheveux en blond?

Peut-on alors leur interdire de fumer dans des lieux traditionnellement fumeurs, voire des lieux où l'ambiance même est liée aux odeurs. Un bar à poches qui ne sentirait plus le cigarillo et le cheveu gras est-il toujours un bar à poches? Où ira le vieux pour prendre son ballon de rouge et gueuler sur les étrangers? De toutes façons c'est SON lieu, personne d'autre ne fréquente ces lieux là que lui (et nous, évidemment, au nom de l'expérience scientifique, sociologistes-observativistes-participativistes que nous sommes et par la même occasion pour goûter la picratte du patron).

Je milite pour la désobéissance civique, je réclame le droit de placarder des affiches "ici, le tabac est autorisé, toute plainte sera rejetée". Imaginez une boîte de nuit qui s'aventurerait à ce geste hors-la-loi: ne pensez-vous pas qu'elle attirerait tous les clients, à la défaveur des lieux où le tabac n'a pas le droit de cité? Alors pourquoi interdire? Pourquoi pas, au contraire, interdire l'entrée aux grincheux? Ils sont libres de rentrer ou de rester chez eux. Jusqu'à preuve du contraire, fumeurs ET non-fumeurs fréquentent ces lieux, le bruit et l'odeur font partie de l'ambiance.

Placardons dès à présent sur les portes de nos maison "je tabaclope" pour éviter la dérive. Qui sait si un invité n'ira pas se plaindre contre l'occupant des lieux pour enfumage passif. Nous sommes des êtres humains responsables et dotés de moyens de communication, utilisons-les. Les patrons des bars, eux, sont dotés de moyens d'extraction de fumée...

Est-que c'est parce qu'on est pas pauvre qu'on n'a plus le droit de faire ce qu'on veut?

Thursday, November 1, 2007

Y aller

T'as rien à dire? Pas de cerveau? Pas d'idées? Pas de coup de gueule?
Exprime toi blaireau, c'est pas tout de boire du vin, faut aussi s'exprimer de temps en temps sinon c'est Nico S qui s'exprimera pour toi.
Laisse pas trainer ton blog gros nul.

Sunday, June 17, 2007

Le sens du travail

Je profite de ce réservoir d'idées pour exposer mes questionnements sur le sens du travail. Nous oeuvrons dans le sens d'aider nos prochains, nos voisins du pauvristan et cela a du sens. Mais sans cette énergie qui nous pousse a aider gratuitement (certaines propositions d'embauche ressemblent d'ailleurs a du bénévolat) qu'est-ce-qui pousse l'humain à travailler si ce n'est la nécessité? Enfants, école, maison, doberman, voiture et autres besoin plus ou moins basiques qu'il faut couvrir, certes. Mais on est donc obligé d'être caissier ou vendeur de cravate pour PAYER?


Nos parents nous ont élevé sous ce modèle et nous ont envoyé à l'école. Ils nous ont dit de bien travailler pour pouvoir avoir un bon travail. Un bon travail? Un travail qui paie! Mais un travail satisfaisant, épanouissant? Un travail que l'on supporte longtemps? Un travail stimulant intellectuellement? N'a-t-on donc que deux choix: des sous et la routine ou pas de sous et l'épanouissement personnel? Reste une autre possibilité: changer de boulot. Mais changer de boulot, sans avoir la sécurité d'une paie quand on doit payer la bouffe du chat, l'abonnement à canal+, le body pump, bref, les besoins essentiels de l'être humain tous les mois, est-ce possible? Peut-on devenir à ce point prisonnier du boulot (ça va, on connaît la chanson)?

Alors que reste-t-il comme solution? Le communitarisme total, pour ne pas dire communisme, un peu trop rouge (c'est pas faute d'aimer le rouge mais bon) paraît une solution intéressante: chacun des moyens pour vivre et pour travailler, quelque soit le travail. Donc finalement autant faire quelquechose de stimulant puisque l'on n'a plus à faire face à l'équation impossible argent-intérêt.

Je ne tire pas de conclusion, je pose simplement la question: y a-t-il un autre moyen de travailler avec intérêt, volonté, sans jamais s'ennuyer toute sa vie et sans compromis d'engagements? Développeur, sais-tu si tu ne deviendras pas vil un jour?

Monday, May 14, 2007

Appels à expériences…


Quito, FSA, Aout 2005

Certains diront que « les lobbies, c’est pas du terrain » : comment boire de la chicha avec un ministre ou dire des conneries à un développeur de la banque mondiale… Pourtant, même si le terrain est nécessaire, comment sauver le monde sans aborder le coté le moins exotique du développement, les labyrinthes ministèriels, comment articuler les actions de terrain avec l’Etat. Le développeurs n’est-il pas aussi un urgentiste, le montage d’organisations de la société civil indépendante en fond et en politique n’est il pas une manière d’invalider des Etats ? Et boum un pavé dans le ballon de rouge des anarchistes…

Certes les gouvernements des pauvristans sont souvent voire toujours corrompus, ils mangent l’argent comme les paysans mangent la poussière ou les pieds de porcs. Au noiristan de l’ouest, les débats politiques font rage mais quid de l’action politique ?

L’objet de cet appel aux WDIs est de provoquer en ces temps de suffrages des questionnements sur les actions politique de terrain, il n’est pas de refaire une nouvelle fois l’apologie de politiques agricoles irréalisables (même s’il faut le dire…). Les décisions prises par les Etats sont avant tout politiques : OGM, AGCS, ALCA sont des sujets où les théories se confrontent et où le plus puissant gagne. Le terrain que prône les WDIs est un argument de poids…comment le faire passer ? En plus simple, un appel à expérience d’insurrection villageoise, de révolution communautaire, de marche en avant géographique vers la révolution des campagnes…

A vos fourches !!!

Sunday, May 6, 2007

Sarkozy président: un avenir radieux pour les constructeurs de reveil

Pour l'Afrique aussi, ca va être radieux...
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-906194,0.html

Tuesday, April 17, 2007

Think Tangue



Un think tank ! (Tinque Tanque pour les esprits avides de se démarquer de l’impérialisme linguistique). Une première traduction sommaire nous renvoie vers l’idée de « char d’assaut qui réfléchit » mais il est préférable de ne pas l’évoquer, car associée au vœu d’autoritarisme du WDIs elle pourrait prêter à confusion.
La seconde traduction possible est celle du « réservoir à pensées ». Mais s’agit-il juste de stockage ? Par son approche hautement innovante et son refus du conventionnel, le WDIs doit se démarquer du simple stockage qui n’est pas satisfaisant.
Le WDIs revendique en effet, la mission de produire ce qui est stocké, en somme de penser. En cela, la vocation de think-tank, pardon, Tinque Tanque, du WDIs prend tout son sens : penser le changement et, simultanément, changer la pensée.
Les inestimables contributions déjà apportées par le WDIs, mettent cette tendance bien en évidence. Prenons l’exemple de la contribution sur les traditions :
Nous avons affirmé que celles-ci n’existeraient pas. Qu’en est-il alors de la multitude de messages que nous recevons à tout moment et qui voudraient nous faire croire le contraire ? Nous serions-nous trompés ? Les traditions seraient-elles la clé permettant d’accéder aux règles de conceptualisation des pauvristans, sudistans, froidistans ou ailleuristans ?
En tant qu’actions liées à la mémoire, les traditions sont là, bien là, comme le fait de cuisiner une soupe à l’oignon à trois heures du matin après avoir fini les boissons et histoire de saloper un peu la cuisine de l’hôte qui n’a pas besoin de ça pour vous haïr jusqu’à la trentième génération étant donné que vous lui avez déjà salopé la moquette et qu’il lui faudra déployer des trésors de diplomatie pour se réconcilier avec ses voisins du deuxième dont la porte a servi de toilette à l’un des plus « imbibés » de ses « amis ».
Mais quelle est la part de réflexion active dans l’esprit des gens qui y ont recours ? Les traditions sont-elles, dans l’esprit du lambda, issues d’une pensée ou juste les reflets d’une mémoire ? Nous touchons là au cœur du fantastique nœud de contradictions que représente la tradition.
Si nous la considérons comme la mise en forme d’une mémoire, le pas à franchir pour les considérer comme un contenant plutôt que comme un contenu n’est pas grand. En effet, ouvrons les yeux ! Y a-t-il une raison pour cuisiner une soupe à l’oignon plutôt que des crêpes ou une omelette ? Pour choisir la porte du voisin du deuxième plutôt que celle du voisin du premier ? Nous affirmons haut et fort que NON, rien ne nous y oblige et que ces choix ne sont que des réflexes, des formes que nous donnons à notre existence quand nous oublions de mobiliser nos cellules grises ou que celles-ci sont mises en veille. La preuve en est que personne n’irait pisser devant une porte si sa conscience n’était pas anéantie par des substances (il)licites. Personne n’irait se balancer avec un avion contre une tour sans un pré-conditionnement adéquat, destiné à canaliser toutes les ressources de la pensée, vers un but aussi délétère.
Si les traditions ne sont plus que des contenants, que les mémoires elles-mêmes ont été dévoyées de leur fonction de contenu, de carburant, pour ne plus servir que de tapisserie aux cerveaux des gens qui se prêtent au jeu, alors il devient urgent d’intervenir. Le WDIs s’y propose et son choix stratégique mis en relief par son positionnement en tant que Think-Tank / Tinque Tanque indique clairement comment il prétend y parvenir :
L’usage de la pensée pour que le contenant n’étouffe plus le contenu, ne le cristallise pas.
Le recours à la pensée comme arme pour permettre au contenu – ces mémoires, ces expériences d’une richesse inestimable, ces savoirs incommensurables – d’échapper à la tyrannie des contenants, de modeler les contenants – les traditions.

Le WDIs le dit haut et fort, dans le plus pur respect de son choix d’autoritarisme :
Il faut imposer aux gens de penser leur mémoire pour s’en libérer et y donner tout son sens !
Il faut recycler l’emballage pour permettre aux hommes d’entrer dans un nouveau cycle de vie et d’essor ! Les pauvristanais ne sont pas manchots dans ce domaine, comme en témoigne une contribution précédente du WDIs (WDIs, 2007) et il nous faut voir en cela un signe de possible rapprochement et de collaboration.
Il faut dire non à la tyrannie de la porte du deuxième et de la soupe à l’oignon !! Il faut refuser d’utiliser les fonds des bailleurs de fonds pour construire des marchés ou des ponts si le vrai besoin des gens, c’est des terrains de foot ou des boites de nuit !! Oui, les traditions des sociétés de développement sont tout aussi dommageables que celles des pauvristanais. Le WDIs accepte donc de relever l’immense défi d’attaquer de front cette hydre, cause de tant de souffrances.

Mais, MAIS –car il y a évidemment un mais.
Quelle ligne devons-nous suivre ? Quelle boussole utiliser ? Quel cap tenir ?
Comment faire pour que le Tinque Tanque ne devienne pas un Tinque Tangue, qui titube au gré de la houle ? Et quel esprit donner à notre mission ?
En d’autres termes, le WDIs osera-il faire face au défi de la spiritualité ? Car qui dit « pensée », peut aussi penser « esprit » ou même spiritualité. Évidemment pas cette spiritualité de fonds de bouteilles qui est plutôt une spiritueulité et aboutit inexorablement à la soupe à l’oignon à trois heures du matin ou à l’arrosage de porte. Pas forcément un dieu, non plus, car finalement, tout ce qui s’y rattache depuis des millénaires et aujourd’hui plus que jamais est assimilable à la plus encroûtée et encroûtante des traditions.
Mais pourquoi pas un humanisme fraternel qui, en nous mettant (élevant ?) à leur niveau, nous permettait de nous rapprocher de ceux que nous prétendons aider en leur imposant notre action déterminée et qui pourrait nous obliger à remettre en cause nos propres habitudes, nos propres limites, nos propres traditions. Militons pour le Riz-gras après les fêtes. Ayons le courage du concours de Jembe la nuit avant de se coucher pour exprimer notre multiculturalisme et refus du conformisme. L’affirmation et la réalisation de notre autoritarisme ne peuvent devenir crédibles que par des mesures aussi déterminées.

Monday, April 16, 2007

Traivailleurs, travailleuses, on vous spolie !

Oye camarades des WDIs !

12 posts en Fevrier, 14 en Mars, puis 1 en Avril, de maigres commentaires de texte, manque de fond...loin de revendiquer une approche productiviste des articles, et encore moins de pousser aux heures supplementaires non payees devant l'ordi, notre approche totalitariste et quelque part autoritaire m'incite a lancer un cri d'alarme sur la mort lente de ce thinque thanque.

Alors que la Banque mondiale paye ses amantes et non ses impots et s'en accommode, alors que le FMI se noye dans ses contradictions, alors que Arlette reunit 5000 personnes dans une salle, que les camarades russes se font matraquer par les policiers de Poutine, que le socialisme gagne du terrain, meme chez les patrons,

MES CAMARADES REAGISSONS ! CE MONDE A BESOIN DU WDIs


Si ce thinque fank meurt,
Finis les coups avec les potes a la lumiere d'une passoire

On jettera et on brulera les livres,

Les bretons se feront piquer leur bignou par le cote obscur de la force,

Les ponts Banque Mondiale ne seront jamais termines (ils ne l'etaient pas vraiment avant ? soit)

Nos belles theses finiront comme des memoires nearc dans un bureau en Afrique

Il faudra decorer sa chambre "Jesus in the place"

Et on se fera manger par des hippopotames
Le monde et les pauvres comptent sur VOUS !

Wednesday, April 4, 2007

Le WDIs et la campagne [2]. Revue de presse

Le East'n'cold institutes en vacances a le temps pour une petite revue de presse...vous vous en doutez encore de la campagne.
C'est fou comme toute une frange du peuple de gauche se trouve dans une situation delicate, avec comme principale cause le traumatisme de 2002, prise au piege entre le rejet pour une partie des idees de Sego et la peur de voir un second tour droite-droite. Ce sera ainsi la premiere fois qu'on voterait davantage pour un projet que pour une personne. Certains en sont arrives a des cris du coeur genre "on vote pour toi mais tais toi", d'autres avouent "on se bouche les oreilles et on se cache les yeux au premier tour pour ne pas avoir a se pincer le nez au second.
Voila l'article "Je me bouche les oreilles, j'éteins la télé, et je vote Ségo" LE MONDE 03.04.07

Pendant ce temps les bobos se querellent...ils sont bien ridicules. Les WDIs crachent sur les bobos et sur les pseudointellectuels futurs bureaucrates [dis donc c'est un cri du coeur pourtant ils ne m'ont rien fait] François Bayrou sème la zizanie dans un dîner de "bobos" parisiens
LE MONDE 03.04.07

Mais revenons a un probleme sur lequel le WDIs peut travailler grace a son reseau international: le vote des francais a l'etranger. Comme vous le lirez dans ce court article, Les Français de l'étranger peuvent faire basculer le scrutin LE MONDE 03.04.07 les francais a l'etranger votent franchement a droite. C'est vrai qu'on voit mal les directeurs de Total Gabon, de AGF Laos ou de Bouygues Yaounde voter plus a gauche que Bayrou. C'est la qu'on intervient ! Le WDIs se propose d'organiser une campagne de pression, d'harcelement voir de repression (comme casser la BMW 4*4 ou les jambes du monsieur) pour les empecher de voter.

Contre le vote democratique de droite, WDIs de tous les pays unissez vous !
Et n'oubliez pas votre carte d'electeurMais au fait quel candidat le WDIs soutient ??

Tuesday, March 27, 2007

Protectionnons !

Lu dans Les pays émergents augmentent leurs aides à la production agricole (LE MONDE 16.03.07)

Si le soutien à l'agriculture reste faible sur les principaux marchés émergents en comparaison des pays développés, le protectionnisme augmente ET?. Tel est le constat de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport "Politiques agricoles des pays non-membres de l'OCDE", rendu public jeudi 15 mars.


Attention ca va etre du GROS rapport, les gars ils ont reflechi


Huit pays y sont étudiés, qui représentent près du tiers de la production agricole mondiale : Afrique du Sud, Brésil et Inde (trois économies en développement on dit pauvristan du Sud ou les inegalies sont les plus grandes - typologie sans barbele), Bulgarie, Roumanie, Russie et Ukraine (quatre anciennes économies planifiées on dit pauvristan ex sovietique), et Chine (les deux à la fois pauvristan ex sovietique aussi).
Dans l'ensemble de ces pays, où l'agriculture pèse beaucoup plus que dans les pays développés, les politiques agricoles depuis dix ans "se sont traduites par l'octroi d'un niveau de soutien public aux producteurs bien inférieur à la moyenne OCDE" (29 % pas mal). Il s'élève à 3 % des recettes agricoles pour l'Ukraine ridicule, 5 % pour le Brésil epsilon, si cest pour faire du soja OGM et niquer la foret en plus, 8 % pour l'Afrique du Sud tant que ca va pas aux viticulteurs fascistes, la Chine et la Bulgarie, 17 % pour la Russie et 27 % pour la Roumanie du potentiel.... L'Inde se situerait légèrement sous la moyenne OCDE ahh quand meme.
Le soutien aux producteurs a toutefois augmenté dans tous ces pays, exception faite de la Russie, où il était déjà important. Cette tendance est confortée par un contexte économique dynamique qui permet aux gouvernements d'opérer des transferts plus conséquents vers le secteur agricole.
"Il est déconcertant de constater que le soutien à l'agriculture continue d'être dominé par le soutien des prix du marché et les subventions aux intrants (engrais...), qui sont les instruments d'aide à l'agriculture les moins efficients", pointe le rapport ah bon ? on nous a menti ? . "Les effets néfastes du soutien des prix du marché sont connus de longue date bien sur on est con, a rappelé Morvarid Bagherzadeh, analyste à l'OCDE, en présentant le rapport. Il isole les producteurs des signaux de marché mondiaux, bénéficie souvent aux intermédiaires et non aux producteurs, c'est parce que la redistribution de la richesse est pas bonne, d'ou la necessite d'une gestion totalitariste par les WDIs et enfin grève les populations pauvres pour lesquelles la consommation de bien agricoles constitue l'essentiel des dépenses." ah OK...mince je croyais que la plupart etaient des agriculteurs aussi
BAISSE DES AIDES DE SERVICE GÉNÉRAL
Les experts ont cependant constaté l'apparition de nouvelles formes d'aides, plus ciblées, comme au Brésil les programmes en faveur du biodiesel pour aider les petites exploitations, ah oui le biocarburant, c'est l'avenir de l'homme. Cf article de Kokopelli, la tragedie des necro carburants

http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=90

ou en Russie l'accent mis sur la population rurale et l'exploitation durable des terres ils sont quand meme bien ces ex-economies planifiees.
Mais l'OCDE s'inquiète de la baisse dans plusieurs pays des aides dites de service général, qui privilégient non pas le revenu du producteur, mais le secteur agricole dans son ensemble, et peuvent accroître sa compétitivité mais je croyais qu'ils avaient pas droit avec les PAS .... Le rapport déplore ainsi le faible niveau des dépenses consacrées à la recherche et au développement, à la formation, aux infrastructures...on peut pas faire la guerre et extraire du petrole et avoir de l'argent du FMI et soutenir l'agriculture dans son ensemble...ces gars de l'OCDE rien que des utopistes conservateurs
L'OCDE insiste aussi sur la nécessité d'axer les efforts sur les petites exploitations, alors que les pays analysés ont des défis communs à relever : lutte contre la pauvreté, développement rural, sécurité alimentaire ouaahh ils ont suivi une formation au Nearc ?. Il est en outre, selon elle, impératif de diversifier les sources de revenu des ruraux, aussi parce qu'"à long terme, l'avenir de la plupart des ménages pratiquant une agriculture de semi-subsistance se situe en dehors de l'agriculture" ca au moins c'est une declaration etayee par de nombreux arguments...forcement si payer un bon pris c'est pas bien l'agriculteur il va pas rester crever de faim..c'est marrant j'ai l'impression que les gens ne se demandent jamais pourquoi ?.
Baisse des aides à la production, développement rural, durabilité des ressources, aides aux petites exploitations... l'Organisation ne préconise en fait là pas autre chose que pour les politiques agricoles de ses propres membres. Malgré une tendance à la baisse et à la reconversion vers l'environnement notamment, les aides à la production représentent en effet encore les deux tiers des soutiens dans la zone OCDE.
"Toutes nos analyses disent clairement que les politiques actuelles ont pour résultat de fournir beaucoup d'argent aux grandes exploitations et peu aux petites", a expliqué Ken Ash ca aussi c'est un scoop, le directeur adjoint de la direction des échanges et de l'agriculture, jeudi. "Des politiques bien ciblées peuvent être plus efficaces que la plupart des politiques actuelles, car la protection aux frontières, les soutien de prix ou pour produire plus n'aident pas beaucoup les petites exploitations" c'est faux - c'est ideologique ce qu'il vient de dire, a-t-il ajouté. Des adaptations qui sont dans la droite ligne de celles réclamées par l'Organisation mondiale du commerce c'est marrant comment apres quelques espoirs suscites par cet article, on nous rappelle que de toute facon l'OMC est la pour liberaliser tout ca !.

Conclusions:
  1. les gens s'etonnent que les Pauvristans soutiennent leur agriculture et leurs agriculteurs...sont vraiment cons
  2. Au lieu de payer 500$ par jour des experts de l'OCDE sur ces questions, donner le pouvoir au WDIs ...ouaiiihh

Wednesday, March 21, 2007

Global Resistance to Corporate Colonialism

Le WDIs et la campagne [1] - memo & info

Netcampagne : la bataille des "colleurs d'affiches" LEMONDE.FR 21.03.07
© Le Monde.fr
Le thinque thanque WDIs influencera aussi l'election presidentielle. Il se propose d'etablir une strategie globale pour les 5 annees a venir et de faire signer a tous les candidats un pacte "arrete de nous prendre pour des poulets".

Mais pour qui voter? Un tiers-mondiste, un paysanniste, un utopiste, un candidat interne (photo en cours d'edition) ? Pourfendre le vote utile fausse gauche ou se laisser tenter sous l'influence des sondages et de la montee du faux centre de droite ? A suivre dans les prochains postes.

Et pour rebondir sur le precedent post, un peu de lecture
http://www.ogmdangers.org/action/cr_conference/Pochon.htm
et la liste officielle des candidats:
http://francepolitique.free.fr/PR07candidats.htm

Une agriculture développée, mode d’emploi.

Dans quel sens va le développement ? Est-ce que la direction prise par nos sociétés et nos dirigeants est souhaitable pour l’« évolution » de l’agriculture ? En un exemple, vers où ne voulons-nous pas aller ? Et puisque nous sommes un Tinque Tanque et que nous sommes censés dénoncer la connerie, en voilà une belle.

Un exemple concret : les vaches laitières. Cet exemple confirme la typologie par le barbelé puisqu’il ne rentre pas dans la typologie. Ce qui est déjà une preuve de l’absurdité du système cité en exemple puisque la théorie du barbelé est forcément universelle car développée par le WDI. Donc, la dernière évolution des systèmes laitiers est le non-champ (d’où le non-barbelé) basé sur des animaux nourris au non-fourrage. Le monde doit savoir ce qu’il mange et le WDI se doit faire éclater la vérité au grand jour.

Développons : qu’est-ce qu’une exploitation laitière moderne et performante type du richistan ? 1500 à 3000 vaches dans un bâtiment nourries au chariot uni-feed, ration optimisée en azote, fibre et supplémentée en minéraux à la limite de la pathologie sub-clinique. Résultat, une ration stable dans l'année, pas de transition alimentaire, pas besoin de champ, l'industrie fournit la luzerne déshydratée, le soja brésilien, les céréales françaises, les minéraux chinois... la main d'oeuvre est équatorienne, roumaine, peu importe, pourvu que ce soit pas cher. La salle de traite est un manège de 30 vaches, 2 machines à laver tournent en permanence pour laver les lingettes. Pour optimiser ces investissements, il est préférable d’avoir recours à une troisième traite quotidienne, qui augmente la production individuelle d’environ 15%. D’où un roulement des équipes de travail en 3 cycles de 8 heures : les trois 8, comme dans l’industrie.


Chaque vache produit entre 9000 et 12000 L par an avec une teneur en protéine standard de 4% et en matière grasse de 3%. Autant dire de l’eau. Une partie de ce lait ne peut même pas être transformée en fromage tellement le contenu en protéine est faible, notamment la caséine. Un système d’élevage extrêmement productif donc, du lait en surproduction, un prix en chute et très gravement menacé par les variations de prix des céréales et des oléagineuses (qui trouvent un autre débouché potentiel que les machines à lait : les moteurs à explosion d’où une spéculation futile sur les prix et le développement d’OGM pour cette destination. En aparté, ça ferme les bouches des anti-OGM car on ne va pas les manger, bonne manière de s’imposer petit à petit) et surtout le prix du pétrole qui pèse sur le prix des matières premières importées.

Un bon système ? Oui, sous certaines conditions. Lorsque ces conditions ne sont pas ou ne sont plus réunies, moins sûr… Les gouvernements, et notamment le gouvernement espagnol est en train de transférer petit à petit les quotas laitiers vers... la Galice! Et qu’est-ce que la Galice pour l’Espagne ? Le pauvristan local, des gens qui parlent même pas un castellano correct, des ploucs qui ont 30 vaches et qui, comble de la connerie paysanne, les font pâturer !!! Quelle hérésie !! Faire pâturer des vaches, on avait perdu l’habitude de voir des vaches dehors ! Une vétérinaire de Catalogne m'a confié qu'elle ne comprenait pas pourquoi on favorisait des systèmes aussi peu performants, avec des rendements aussi faibles, des vaches qui ne produisent même pas 5000 L…

Finalement, le développement de l’agriculture ne devrait-il pas mettre des producteurs à l’abri de ces spéculations ? A l’abri des mercenaires, des producteurs de pétrole, de céréales, de soja, et du prix grandissant de l’irrigation pour faire pousser de la luzerne ou du maïs en plein désert (los monegros) ou en plein bac à sable (les landes). Le système d’élevage finalement le moins coûteux ne serait-il pas l'herbe qui pousse dans un coin ou il flotte tout le temps (que ce soit la Bretagne, la Galice où le Danemark) ? Peut être également que quelques-uns ont pensé que de faire pâturer des vaches fait vivre plus de monde que les exploitations de 3000 vaches...

Alors du maïs en ligne ou a la volée ? Elevage de tocards ou de vrais pros ? Plus de tocards ou moins de vrais pros ? A nous de choisir et le choix passe notamment par une consommation citoyenne. A chacun de savoir ce qu’il favorise lorsqu’il achète. Cela demande un effort d’information certes, mais il en vaut la peine. Si toutefois on a de l’amour pour les tocards, les vrais.

Monday, March 19, 2007

Usages de l’aide alimentaire: le concept du "Multiple Use"

Pourquoi nos grands savants font-ils preuve d’une créativité aussi désespérément éteinte? depuis plus d’un siècle, ils brandissent des concepts pompeux pour leurs « découvertes » inconsistantes de choses qui constituent des évidences des plus banales. Un exemple : le « multiple use ». D’imminents chercheurs ont découvert que l’eau, eh bien, ça sert pour boire, se laver, irriguer, et même pour abreuver les animaux ! On peut même y faire flotter certaines choses et en faire couler d’autres. Eurêka ! L’eau peut donc avoir des usages multiples. Incroyable !

Eh bien, nous, brillants activistes des WDIs, avons inventé le concept révolutionnaire du multiple use of food aid. Le tout sert d’étau politique et de chaînes de dépendance. Le contenu sert à nourrir les gens et même leurs poules. Mais le contenant est aussi une source primordiale de matières semi transformées. La valeur et l’utilité du packaging ne sont surtout pas à négliger ! Notre fulgurante découverte va plus loin encore. Le contenant lui-même peut avoir même plusieurs usages ! Fulgurant ! Un concept poupée russe !

Les bidons d’huile de colza transgénique canadien font de solides bidons d’eau attachables en un clic aux dos des ânes. Ils sont également très appréciés en qualité d’élégants tabouret-tables.Très smart dans les huttes, le top de la hype... Aussi, ils sont indispensables pour enseigner les débuts de la gestion pipi caca des enfants en bas âge.

Les grosses conserves de soya transgénique américain font de superbes pots de fleurs. Géraniums rouges sont les plus prisées car ils s’assortissent divinement aux rayures du drapeau américain. Déroulées et mises à plat, les conserves sont transformées en plaque de taule de 0,20 m2 dans la construction haut de gamme de huttes, boutiques, barrières et toitures. Découpées et munies de grilles, elles font alors d’excellents tamis. Une conserve = 3 tamis. C’est optimal. Découpées en morceaux par la suite ressoudés, elles deviennent de magnifiques tirelires incassables, de robustes ustensiles de cuisine, des objets décoratifs kitch… Autre exemple croustillant, une boite de conserve de la taille d’une boite de lait en poudre peut parfois devenir la seule et unique unité de mesure de substances phytosanitaire et phytodynamisantes.

Les sacs de blé empoisonné américain font des toiles très chics, paravents, pare-soleils, tentes et bâches.

“Food for work”, “Food for cash”, “Food for nothing”, finalement, peu importe le concept, l’important, c’est le contenant !

Sur l’utilisation du terme « traditionnel » dans le monde du développement : pour des praticiens sachant se remettre en question

Comme nous l’enseigne les nombreuses recherches du WDI, où que ce soit dans le monde, il est urgent de replacer l’agriculteur au centre des dynamiques de développement rural. Nous avons aussi vu que cette démarche, logique a priori, est révolutionnaire : cinquante ans de développement colonialiste nous ont bien montré l’urgence d’un changement radical dans la manière d’appréhender les écarts de richesse de part le monde.

Il apparaît clair que, tant que les institutions de développement (organismes publics, mais aussi ONG complices) prendront les paysans pour des crétins, on ne pourra pas avancer.

Et il est facile de prendre les agriculteurs pour des crétins. Passons sur la période durant laquelle on formait dans les Grandes Ecoles Françaises des «Directeurs du Tchad» et autres administrateurs de colonies. Il n’y a pas longtemps, et aujourd’hui même encore, on considérait que le problème du monde rural, c’est qu’il y avait beaucoup de pauvres qui avaient besoin d’argent. Finalement, peu à peu on s’aperçoit qu’en fait, ces pauvres sont des agriculteurs et, en fait d’argent, ils ont plutôt besoin de prix. Ouf ! Hier, nous étions au bord du gouffre, aujourd’hui nous avons fait un grand pas en avant !

Soit. Et pourtant ça ne marche pas !

On invoque même le «facteur culturel», «l’archaïsme», le «traditionnel», ou pire, les «mentalités» pour tenter d’expliquer le manque d’enthousiasme, voire même une franche hostilité des populations paysannes pour la vulgarisation de tel ou tel paquet technique «moderne» (cf. le semis en ligne).

Invoquer le «traditionnel» pour tenter «d’expliquer l’inexpliqué par l’inexplicable» (JP Olivier de Sardan, 1995), n’est-ce finalement pas un refuge rassurant pour le chercheur, l’agronome et plus généralement l’opérateur du développement devant une situation qu’il ne comprend pas ?

Pire encore, et plus récemment, au nom d’un anti-économiscisme considéré comme un pur produit du paradigme de la pensée occidentale, la réintroduction du «culturel» a aussi mené à un anti-développement radical (faussement appelé Développement durable). Au nom de l’identité «traditionnelle», on arrive à une pensée commune qui intègre dans sa vision conservationniste les sociétés rurales elles-mêmes…

Invoquer les facteurs culturels et la tradition (qu’ils soient méprisés ou au contraire idéalisés) pour expliquer telle ou telle pratique incomprise est suspect et stérilisant. Invoquer la tradition, c’est déposséder les agriculteurs de leurs propres savoirs, c’est penser que les agriculteurs n’ont pas produit et ne produisent pas les connaissances qui dirigent leurs pratiques.

La tradition n’existe pas, parlons enfin d’un « ensemble de pratiques en mouvement » (Darré, 1999), nous aurons avancé et nous cesseront de fuir le constat d’échec par rapport à la compréhension du réel!!!

Paysans de tous poils

Pour ma part j'ai trouvé le cousin de Mobutu dans un cabaret burkinabé, je sais pas ce qu'il faisait là mais c'est pas grave, lui non plus...

La question est lancée, il faut maintenant réfléchir a un angle pour révolutionner le développement. Effectivement, la réalité paysanne, le bon sens en action, est une entrée qui me parait valable. Pourquoi proposer ? Pour répondre a l’article du frère de Mobutu, nous avons l’avantage considérable de ne rien connaître. Il faut donc utiliser cette virginité pour analyser le bon sens paysan dans toutes ses composantes. Philippe J., professeur d’agronomie dans une université du sud-est de la France serait content de voir que ses enseignements portent leurs fruits et que nous donnons du grain à moudre à son école, en défaveur de la mouvance des économistes de leurs « improbables calculs économiques » (Differt, 2007).

Je propose donc la création d’une association, peu importe son statut, d’experts débutants en diagnostics agraires. Une association qui permettrait à des structures de développement de ne pas imposer de projet erroné. En terme de connaissance de terrains divers, je pense que nous pouvons rassembler un certain nombre d’expériences intéressantes et qu’elles peuvent permettre d’élaborer des propositions idoines aux situations rencontrées.

Pour limiter la mondialisation de la débilité, pour imposer nos vues totalitaires de la révolution par le peuple, mettons les paysans au pouvoir ! (la vache, j’y vais peut être un peu fort…). Car si nous pensons que la clé de la compréhension du monde passe par le fil de fer barbelé, et en matière de non-héritage des philosophies reconnues c’est plutôt fort, l’appui à des politiques protectionnistes et aux viticulteurs pauvres et bêtes au point de faire de la picrate que eux-mêmes n’arrivent plus à boire, alors lançons-nous ! S’il existe une forme de mettre le paysan à sa place c’est bien en lui donnant le pouvoir de changer lui-même sa situation.

Sunday, March 18, 2007

Des p’tits trous, des p’tits trous … mais en ligne


Avant tout, la bonne nouvelle : j’ai retrouvé le frère de Mobutu (preuve à l’appui) !! Mais venons en au vif du sujet.

Dans « développement », il y a ment. Il est temps d’oser dire non à la mouvance développementiste fondamentaliste et aux néo-moralisateurs qui se permettent d’aller donner des leçons au pauvristan. Des leçons à des agriculteurs qui ont effectivement des assiettes plus petites que celles de ceux des pays qui n’en sont plus au développement de l’agriculture (et dans agriculture il y a culture), ni à celui de l’industrie (là il n’y a rien, désolée, ou alors dustr mais ça ne veut rien dire), mais à celui des services (et dans services il y a vices, mais l’AGCS ce sera pour une autre fois, désolée encore), ou qui parfois même n’ont même pas d’assiettes.

Trèves de bêtises, il est temps de pousser un cri. Pour dire non. L’heure est venue de conceptualiser par une observation participative des actions quotidiennes et raisonnées, quelque soit le référentiel, de la paysannerie, qu’elle soit africaine, sud-américaine, asiatique, est-européenne (car ils ont su ne pas se développer malgré l’absence de colonisateurs et pour cela chapeau bas) ou portugaise. Par une compréhension de la bien nommée rationalité paysanne. Par une humble ouverture d’esprit qui consisterait simplement à essayer de comprendre le pourquoi d’un comment, même s’il n’y en a pas toujours.

L’utilité du développement, que le WDI se propose de promouvoir, certes c’est une grande et belle idée. Mais il va falloir se décarcasser pour mettre enfin des vrais mots sur des vraies choses, et enfin entamer vraiment la réflexion collective qui s’impose, et à laquelle tout un chacun se doit d’ajouter sa pierre à l’édifice, de mettre sa griffe, de marquer son sceau, d’y aller de son petit mot quoi. Car il n’est guère rassurant de voir que la mondialisation touche aussi la connerie, même si elle est humaine (et dans connerie il y a con, mais l’étymologie est la même alors ça ne compte pas).

Mais venons en au fait, ou aux faits à la source du non à l’absence d’introspection, de réflexion, de maïeutique, de sens commun ... Un exemple de paysannisme doctrinaire en puissance. Le fait est donc qu’il paraîtrait que certains développeurs se permettent de dire à des paysans au cours de workshop (and in workshop there is shop) que pratiquer un semis en ligne du maïs triple les rendements. Bigre. Ce qui s’est traduit par : le semis en ligne, c’est la manière « scientifique » de semer (traduction réalisée lors d’un entretien groupé avec 3 agriculteurs, d’une durée de 2 heures, non enregistré, non encore analysé). Et de rajouter : « Oui, c’est dingue, j’en crois pas mes oreilles, depuis que je sème en ligne, je ne sais plus que faire de mon maïs, j’en ai trop à revendre, j’ai besoin d’un projet de développement pour m’aider » (Athmani Rajabu, agriculteur anonyme). Pourquoi la ligne sans traction attelée ? Je pose honnêtement la question, me remuant les méninges sans trouver de réponse satisfaisante. Le débat est ouvert. Pourquoi la ligne ? Après tout, pourquoi pas le cercle ? Ou le triangle ? Le carré, le losange ? Le maïs est-il heureux en ligne ? Peut-être qu’il s’y retrouve mieux ? Du coup il se dit « tiens, je vais faire plus de grains, marre de ces connards de pouilleux attardés qui me semaient n’importe comment ». C’est la symétrie qui accroît la production ? La science ? Mais qu’est-ce que la science ? Le maïs aime-t-il les mathématiques ? Brenda dire-t-elle enfin à Dylan l’improbable vérité sur leur enfant disparu ? Peut-être aussi qu’il ne faut faire d’associations de cultures, que le maïs est raciste et rancunier, qu’avec d’autres cultures il fait la gueule, devient stressé, arrête de boire (de l’eau) en période de formation de ses épis (autrement dit, au stade critique) et produit moins ? En tout cas soutenons le combat des blonds épis de maïs qui visiblement se plaisent mieux dans l’ordre et la symétrie, bien alignés comme des petits soldats. Et d’abord si les agriculteurs savaient évaluer leurs rendements ça se saurait et ça éviterait à bien des futurs formatés de l’école néo-révolutionnaire séparatiste du développement tropical français de se morfondre dans d’improbables calculs économiques avec des résultats à 80% près.

Il y a certaines portes qu’il ne va pas falloir le ouvrir, mais enfoncer, et sans frapper. Et en tongs (même ipanema) ou pieds nus c’est pas facile. Ne regardons plus par le petit trou de la serrure. Et s’il y a des nœuds de filières, faisons en sorte de les dénouer. René Dumont disait (avec des termes plus savants mais en gros l’idée est celle-ci) qu’il ne faut prendre les noirs (ou les autres habitants des tropiques) pour des cons fainéants. Il est temps de le prendre au sérieux. Rappelons enfin, même si ça n’a rien à voir, qu’on peut être chauve et brun (Champurney, 2006), et ça laisse à réfléchir ...